Archéologie expérimentale et escrime ancienne
Gabriel Mailhot, 22 Décembre 2006

Présenté lors du 2e symposium québécois d’escrime ancienne, le 28 octobre 2006 à Montréal.


Sommaire
Document complémentaire à la matière abordée lors de l’atelier « archéologie expérimentale et escrime ancienne » qui a eût lieu lors du 2e symposium québécois d’escrime ancienne, le 28 octobre à Montréal (Québec, Canada).  L’objectif de l’atelier fût d’introduire les concepts relatifs à l’archéologie expérimentale appliquée à l’étude de l’escrime ancienne.



Table des matières

Introduction à l’archéologie expérimentale
-
Qu’est-ce que l’archéologie expérimentale ?
- La différence entre l’histoire et l’archéologie
Comparaison entre l’étude exclusive des manuels historiques et l’archéologie expérimentale
- L’étude de l’escrime par le manuscrit historique
- L’étude de l’escrime par l’archéologie expérimentale
Archéologie expérimentale : La méthodologie proposée
- Comment justifier la méthodologie
- Les travaux préparatoires
- - La démarche scientifique (problème – hypothèse – validation)
- - Identification des outils intrant à l’exercice
- - Enquête documentaire

- L’exercice
- - Opération de diagnostic
- - La pratique
- - Le suivi des pratiques
- - La valorisation des données recueillies

- Le post-exercice
- - Le rapport final d’opérations
- - La publication finale
- Diffusion des données recueillies
Conclusion



Introduction à l’archéologie expérimentale

Qu’est-ce que l’archéologie expérimentale ?
Par définition, l’archéologie expérimentale est l’étude des pratiques anciennes à travers une reconstitution expérimentale contrôlée et validée par des méthodes scientifiques.  Généralement elle implique une recherche, à partir d’une copie d’un objet ancien, ayant comme objectif de reconstituer son usage ou son mode de fabrication par la manipulation.  Le but de l’exercice, s’il est scientifique, est généralement de valider une hypothèse.  Le contexte et les hypothèses sont soit clairement définis ou peuvent être soulevés par la pratique exploratoire.  Les résultats de recherches sur l’escrime ancienne qui découlent de l’archéologie expérimentale représentent l'ensemble des efforts systématiques pour acquérir des connaissances sur le maniement de l’épée.  Celles-ci sont synthétisées en lois et théories vérifiables qui ont pour objectif d'expliquer le "comment" des choses.  Les chercheurs doivent soumettre leurs idées et résultats à la vérification et à la reproduction indépendante de leurs pairs. Ils doivent abandonner ou modifier leurs conclusions lorsqu’elles sont confrontées à des évidences (différentes) plus complètes. La crédibilité de la matière technique s'appuie sur ce mécanisme d'autocorrection.

En soi, l’archéologie expérimentale ne produit pas de vérité absolue. Par principe, une théorie « scientifique » sur l’escrime ancienne est valable tant qu'elle permet de prédire des résultats mesurables et reproductibles.  Selon le philosophe Karl Popper, « une théorie n'est scientifiquement acceptable que si, telle qu'elle est présentée, elle peut être réfutable », c'est-à-dire qu’il est possible de faire une contre-affirmation qui puisse ensuite être infirmée, même si celle-ci (contre-affirmation) ne peut être faite. La « connaissance scientifique » de l’escrime ancienne se définit ainsi comme l'ensemble des théories qui ont jusqu'alors résisté à la réfutation. Sa matière est donc, par nature, soumise en permanence à la remise en question.


La différence entre l’histoire et l’archéologie
« En dépit de toutes les déclarations de principe, la plupart des historiens n’ont simplement aucun intérêt envers les résultats provenant de l’archéologie » (M. Jan Vanisan, Historians, are archéologists your siblings? [1995], p.369).  Cet extrait, en traduction libre, provient d’un ouvrage de M. Vanisan et expose un débat de notre société à propos de l’épistémologie entre l’archéologie et l’histoire.  Partons du principe que l’archéologie tente de reproduire des événements à partir de sites ou d’artéfacts : la force de l’archéologie se traduit notamment par la reconstruction de preuves matérielles, la reconstitution de situations et l’étude de la vie courante d’un peuple ou d’une espèce.  L’archéologie peut aussi établir des preuves par l’intermédiaire d’autres disciplines scientifiques (techniques de datation relative ou absolue, stratigraphie, dendrochronologie, thermoluminescence, etc.).  Ses faiblesses passent par l’utilisation de théories néo-évolutionnaires, le refus de reconnaître pleinement le rôle de la contingence en imposant l’utilisation de modèles théoriques et l’usage de l’extrapolation pour tirer certaines conclusions résultant d’un manque de témoignages contemporains qui limiteraient normalement la portée de l’imagination.

Présentement, il est rare de rencontrer un travail historien dans le milieu contemporain de la recherche sur l’escrime ancienne.  La plupart de ceux qui étudient la littérature historique ont en fait une approche philologique.  Ils tentent de rétablir le meilleur texte en comparant diverses versions, ou en testant leur compréhension du texte afin de répondre à la question « Est-ce bien ce que l'auteur veut dire ».  En résumé, nous pouvons dire que la philologie s’appuie surtout sur des sources écrites alors que l’archéologie s’intéresse à des artéfacts muets.  Cependant, la différence entre l’archéologie et l’approche philologique est beaucoup plus complexe que la simple comparaison entre les types de preuves que chacune des disciplines examinent.

Nous pouvons avancer que la philologie sert à éclaircir des situations par l’étude des textes afin d’en tirer des conclusions rationnelles.  La philologie, en tant que discipline, ne se définit pas comme une science exacte (physique, chimie, etc.) mais appartient à la littérature pour la forme et à la linguistique pour son contenu.  Le philologue exerce son activité sur trois niveaux : après avoir examiné les documents dans leur réalité matérielle (critique du support), il les étudie successivement sous leur aspect linguistique et littéraire.  La philologie se distingue de l’archéologie par la référence essentielle à l’écrit ; elle représente l’étude de l’histoire du texte (et non le texte dans l’histoire comme le présenterait un travail historien) provenant des sources du passé qui sont parvenues jusqu’à nous.  C’est à partir de ces sources que certains philologues vont tracer des inférences probables à propos de « ce qu’aurait pût être le passé ».  Ils ne prétendent pas à la vérité mais vont plutôt accepter en tant qu’« histoire » les reconstructions sélectives et ténues qu’ils réaliseront.  La plupart de ces chercheurs vont se limiter à cet examen de preuves issues du passé afin d’en déduire le sens.  L’histoire de l’escrime ancienne se résume donc à ce qu’ils (philologue, historien, etc.) déduisent afin  d’expliquer leur compréhension du passé au public d’aujourd’hui.


Comparaison entre l’étude exclusive des manuels historiques et l’archéologie expérimentale

L’étude de l’escrime par le manuscrit historique
En référence au point 1b ci-dessus, l’étude des textes que l’on retrouve dans des manuscrits historiques relève du domaine de la philologie.  Elle permet au chercheur d’étudier les témoignages écrits anciens.  Le résultat de ces études tente de vulgariser l’art du combat présenté par différents auteurs du passé.  Les documents littéraires, anciens et médiévaux, peuvent se présenter soit sous forme de rouleaux (rotuli) de papyrus (leur étude ressortit à la papyrologie), de livres (codices) en parchemin ou en papier (la science qui s’en occupe est la codicologie), ou encore d’inscriptions (voir épigraphie) sur les matériaux les plus divers (pierre, bronze, bois, etc.).

Le premier travail du philologue consiste à examiner ces documents d’un point de vue matériel, afin de relever tous les indices susceptibles d’éclairer leur histoire et de faciliter leur compréhension (détermination d’éventuelles lacunes, erreurs de reliure, etc.).  D’autre part, pour comprendre un document, il faut auparavant savoir le lire (compétence en paléographie).  L’examen de l’écriture d’un document fournit au philologue des renseignements sur la date de son exécution et sur le nombre des copistes qui y ont travaillés.  Il lui permet également de se familiariser avec les abréviations et de les résoudre conformément au système graphique d’un copiste.

L’édition diplomatique constitue une première élaboration du document, dans laquelle la part d’interprétation se réduit à la transcription du texte (avec les fautes et les lacunes qu’il peut renfermer) et à la résolution des abréviations.  Enfin, après avoir entrepris l’étude linguistique du document, le philologue dispose d’une somme de renseignements qui l’aident à reconstituer l’histoire d’un texte. Si celui-ci n’est conservé que par un seul manuscrit, l’édition critique consiste à reproduire le document en le corrigeant dans le cas d’erreurs évidentes et en signalant les passages demeurant obscurs. Dans le cas où plusieurs manuscrits nous ont transmis la même œuvre, il s’agit d’établir, par la critique des variantes, les relations existant entre les différents témoins et de choisir la méthode la plus appropriée pour tenter de remonter vers l’original, les variantes non retenues étant rejetées dans l’apparat critique.

Nous pouvons affirmer que le philologue s’intéresse à une langue, sous tous ses aspects, non pour elle-même (comme le fait le linguiste), mais dans la mesure où elle lui permet de comprendre les documents retenus comme objet d’étude : selon la formule de Jean Rychner, « la linguistique est au service de la philologie » (linguistica ancilla philologiae).  Il est évident que l’étude du manuscrit historique démontre ce que nous comprenons de « ce qui se faisait autrefois ».

L’étude de l’escrime par l’archéologie expérimentale
L’étude par l’archéologie expérimentale se concentre sur l’épée comme outil (ou artéfact), son évolution dans l’histoire, ses caractéristiques physionomiques et les sources écrites témoignant de son usage.  La principale preuve étant l’épée en tant qu’objet, son étude tente d’en explorer la manœuvre par divers laboratoires allant de l’étude du duel aux tests de coupe en passant par l’étude des preuves retrouvées sur les artéfacts, etc.  Le résultat de ces études expose différentes observations pouvant mener à des déductions dans un contexte défini.  Contrairement à l’histoire, l’archéologie expérimentale appliquée à l’escrime historique sort des limites imposées par les archives et présente un tableau réaliste de « ce qu’il est possible de faire ».





Archéologie expérimentale : La méthodologie proposée

Comment justifier la méthodologie
L’escrime historique ayant son propre contexte, il est important de bien définir sa méthodologie car elle influencera directement les résultats tirés de l’exercice.  Une méthodologie inadéquate compromettra les conclusions, surtout si elle n’arrive pas à simuler adéquatement le contexte de l’étude.  Pour ce faire, le chercheur définira les conditions qu’il veut explorer ; l’époque, l’outil, la mise en situation, les facteurs influents, etc.  Dresser la liste des variables propres à un contexte et en définir la bonne application est probablement la tâche la plus difficile qu’aura à effectuer un chercheur lors de l’exercice.  C’est à force d’expérience que la méthodologie se perfectionne jusqu’à offrir un cadre contextuel crédible pour mener à bien la recherche.

Les travaux préparatoires

La démarche scientifique (problème – hypothèse – validation)
L’approche en archéologie expérimentale est d’effectuer l’exercice dans le but de solutionner un problème.  Un modèle scientifique problème-hypothèse-validation se prête très bien à ce type d’expérience.  Au-delà de son sens négatif, l’idée de « problème » renvoie à la première étape de la démarche scientifique ; formuler un problème est ainsi essentiel à sa résolution et permet de comprendre correctement ce qui fait problème et de voir ce qui doit être résolu.  Le concept de problème est intimement relié au concept « d'hypothèse ».  Une « hypothèse » est toujours, dans le cadre d'une théorie déjà constituée ou sous-jacente, une supposition en attente de confirmation ou d'infirmation qui tente d'expliquer un groupe de faits ou de prévoir l'apparition de faits nouveaux.  Ainsi, une hypothèse peut être à l'origine d'un problème théorique qu'il faudra formellement résoudre.





Par-delà son sens faible de conjecture, une « théorie » est un ensemble articulé autour d'une hypothèse et étayé par un ensemble de faits ou développements qui lui confèrent un contenu positif et rendent l'hypothèse bien fondée.  C’est l’étape de la validation.

Il est pertinent de mettre l’emphase sur une situation précise plutôt que d’essayer d’en valider un ensemble collectif ; il est évident qu’un contexte circonscrit donnera de meilleurs résultats qu’un contexte élargi.  Par exemple, il sera plus aisé de démontrer scientifiquement la performance en estoc d’une épée longue à perforer un bloc de terre glaise qu’il en sera à démontrer la manœuvre la plus pertinente lors d’un duel.  Avec le premier contexte où nous voulons valider l’hypothèse d’un problème précis, nous définissons un ensemble restreint de données propres à l’expérience (le matériel à transpercer, l’épée à utiliser, l’angle de pénétration de la pointe et la force appliquée lorsque le coup est donné, etc.).  Ces données, si elles sont bien définies, peuvent devenir absolues.  À l’aide d’un tel exercice, il est possible de vérifier scientifiquement le résultat car les preuves seront reproductibles.

Par contre, définir la meilleure manœuvre pour appliquer un estoc en duel impose une collection de données variables, trop souvent relatives et complexes soit par leur nature ou par leurs probabilités, qui rendent la tâche incommode. Il est effectivement très compliqué de quantifier scientifiquement le facteur humain (la peur, le réflexe, etc.), le type de terrain et autres facteurs influents présents lors d’un duel.  Pour réussir à tirer une conclusion suffisamment pertinente, il faudra réaliser l’expérience sur une longue période et en exposer bon nombres de situations.  Le résultat sera relatif et présentera une moyenne acceptable tirée de l’observation du chercheur, comme par exemple « lors de l’exercice de recherche préalablement défini par la procédure et son ensemble de données, l’hypothèse ou l’ensemble des hypothèses a obtenu un rendement statistique p ».  Plus le résultat de l’application de méthodes statistiques à un ensemble de données est forte, plus il est probable que la conclusion de l’hypothèse soit explicitement affirmative.  Il reste que son aboutissement reste relatif et ne présente que la médiane la plus probable.  Des modèles mathématiques, comme ceux se référant à la Loi de probabilité à plusieurs variables permettront de tirer certaines conclusions lors de tests d’hypothèses.

Identification des outils intrant à l’exercice
Dans la mesure où l’exercice prend la forme d’un laboratoire, le chercheur devra identifier les outils dont il aura besoin afin de reconstituer l’ensemble des données à valider et  en mesurer les résultats.  Pour ce qui est des outils propres à la reconstitution, le choix des objets peut être en référence à un site, une source relative ou être extrapolé.  Dans le cadre de l’étude de l’escrime historique, l’iconographie, les écrits, les sites archéologiques et les objets appartenant à des collections publiques ou privées peuvent servir de sources pour définir les intrants à l’exercice.

Enquête documentaire
L’enquête documentaire comprend l’étude de sources écrites ou orales, contemporaines ou historiques, qui permettront de prendre en considération ce qui s’est déjà fait dans le domaine d’étude.  Il est probable que, suite à la recherche documentaire, des hypothèses suffisamment crédibles compromettent la pertinence de l’exercice.  Si ce n’est pas le cas, l’enquête documentaire permettra alors de définir davantage certaines données propres à l’exercice.

L’exercice

Opération de diagnostic
L’opération de diagnostic permet de référencer les outils ou lieux propres à l’étude en rapport à des originaux, par exemple, la localisation de vestiges ou d’artéfacts.  Dans certaines situations, l’analyse de l’état de conservation d’un site ou d’un artéfact fait partie de cette tâche.  Elle permet aussi de définir les niveaux anthropiques du problème et les substrats naturels ou simulés nécessaires. 

La pratique
Maintenant que le problème est soulevé et défini, que l’ensemble des données sont identifiées, que le cadre est bien en place et que les outils de validation sont opérationnels, l’exercice passera à la pratique.  D’un point de vue statistique, si la pratique s’applique sur une longue période, ses données résultantes s’approcheront de la médiane la plus probable.

Le suivi des pratiques
Tout au long de la pratique, le chercheur recueillera des résultats propres à l’exercice.  Les observations peuvent être comptabilisées par vidéo, par écrit, à l’aide des résultats provenant de tests scientifiques, etc.

La valorisation des données recueillies
La valorisation des données se définit par l’interprétation de celles-ci selon différents procédés comme le regroupement des données, le tri des enregistrements, les calculs statistiques, les validations par preuves, la référence archivistique, etc.  C’est l’étape cruciale de l’exercice par laquelle le chercheur tente de prouver son hypothèse à l’aide des données recueillies.

Le post-exercice

Le rapport final d’opérations
Lorsque la preuve est faite, le chercheur produit un rapport final d’opérations décrivant sa méthodologie, ses données recueillies, sa valorisation et ses conclusions.  Ce rapport s’avère très important car il pourra servir ultérieurement dans l’enquête documentaire d’un autre exercice.

La publication finale
La publication finale devient le médium proposé au public afin de communiquer les résultats de l’exercice.  Elle est vulgarisée en fonction d’un public cible et sa fonction principale est la mise en forme des résultats dans un but de diffusion.

Diffusion des données recueillies
Il est maintenant temps de faire profiter votre travail.  La diffusion peut se faire via des publications, des reportages, des témoignages, des formations, etc.  Si l’exercice revêt un intérêt lucratif, c’est par la diffusion de sa publication finale, moyennant une rémunération, qu’elle pourra se rentabiliser.


Conclusion
La bonification des connaissances relatives à l'escrime ancienne, par le biais de l'archéologie expérimentale, permet de (mieux) comprendre le maniement de l'épée en ciblant les propriétés physiques de cet outil.  Si l'outil, en tant que véhicule de l'action ou de représentations symboliques, fut largement étudié, son analyse en tant qu'objet matériel demeure trop souvent négligée et porteuse de généralisations abusives génératrices de mythes.

L’archéologie expérimentale peut définir les optimums de « ce qui peut se faire » en la matière, alors que « l’histoire » interprète « ce qui se faisait autrefois ».  Bien que les conclusions de l’archéologie soient très souvent du domaine de l’extrapolation, et qu’humblement elles ne peuvent prétendre être démontrable historiquement, il reste qu’elles proposent des solutions réalistes vérifiées (dans un contexte donné) et mesurables pouvant servir de base à un système d’escrime efficace.

Je tiens aussi à rappeler que « rien de ce que l’on peut voir, entendre, sentir, toucher ou goûter, n’est ce qu’il a l’air d’être ».  Ne vous fiez dès lors pas à votre expérience quotidienne pour tirer des conclusions trop hâtives ; soyez critique, cartésien, rationnel et rigoureux dans vos développements, vos raisonnements et vos conclusions.

Je termine en vous proposant une réflexion.  Dans un contexte contemporain où deux individus s’affrontent avec des épées (reproduction) anciennes, si l’un d’eux s’en tient à l’étude exclusive d’un manuscrit ancien et que l’autre développe son système par l’archéologie expérimentale, en excluant le talent, lequel des deux croyez-vous aura l’avantage en duel ?  Voici peut-être cher lecteur (lectrice) un bon exemple d’un débat qui peut être lancé aujourd’hui et pourra être vérifié un jour par l’archéologie expérimentale.